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Marché de l’immobilier post-confinement : « Les grandes villes attirent toujours autant »

Depuis la fin du confinement, l’activité du marché immobilier a repris des couleurs. Assiste-t-on à une véritable reprise ? Peut-on réellement parler d’« exode vert » ? Eléments de réponse avec Nicolas Gay, président de l’agence immobilière en ligne WELMO. 


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La Quotidienne : Comment se porte le marché de l'immobilier français depuis la fin du confinement ? Assiste-t-on à une véritable reprise ou à un simple rattrapage des ventes qui n’ont pas pu aboutir en raison de la crise du covid-19 ?

Nicolas Gay : Le marché se porte très bien et est reparti en flèche depuis le 11 mai, date du déconfinement. Pour WELMO, cette reprise a même eu lieu dès la mi-avril grâce à notre modèle en ligne.

Une reprise positive dépendait de trois facteurs clefs :

La confiance des vendeurs et acheteurs. Ce fut le cas, avec un signe fort permettant de le confirmer : les particuliers vendeurs ont été les premiers à mettre ou à remettre leur annonce immobilière en ligne, avant même les professionnels. 

Les taux d'emprunts. Ils restent très attractifs, malgré une légère augmentation d'environ 0,3 %.

Le gouvernement, avec son plan d'action pour tenter de sauver un maximum d'entreprises et donc des emplois, a certainement permis d'éviter le pire.

Nous assistons donc à un rattrapage des ventes qui n'ont pas pu aboutir en raison de la crise mais également à une activité aussi soutenue qu’habituellement, principalement liée à la saisonnalité.

Concernant WELMO, avec un positionnement digital et avec des honoraires plus faibles, notre activité a été multipliée par deux par rapport à l'an passé.

La Quotidienne : Quelles sont les villes qui semblent tirer leur épingle du jeu ? Pourquoi une telle attractivité ?

Nicolas Gay : Nous avons constaté une augmentation du trafic d'acheteurs potentiels concernant les annonces pour des biens avec jardin – terrasse, situés à environ  1 heure de Paris, mais aussi pour ceux  proches des grandes villes comme Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Lille, Strasbourg.

Pendant le confinement, les acheteurs potentiels étaient enfermés entre quatre murs. Avec l'arrivée du printemps et des beaux jours, tout le monde voulait plus de nature, d'espace et donc avoir un extérieur.

Si cette crise avait eu lieu pendant l'hiver, nous aurions certainement observé ce phénomène de manière beaucoup plus anecdotique.

Conséquence : Les grandes villes attirent toujours autant et, même si la demande est légèrement en baisse, elle est toujours supérieure à l'offre.

Autre facteur clef dans la réflexion : l'organisation au travail. Force est de constater que le home office tend à se généraliser et que les entreprises ont dû s'adapter.

Pour ceux qui ont la possibilité de faire du home office (par exemple : 3 jours au bureau, 2 jour en home office), la question de s'éloigner des centres villes pour avoir plus d'espace, un extérieur et le tout pour un prix / m2 plus intéressant, devient pertinente.

Le grand Paris et les extérieurs des centres villes pourraient alors tirer leur épingle du jeu sans pour autant vider les centres villes qui restent sollicités. Il encore trop tôt pour en tirer des conclusions, nous restons dans une phase d'observation.

La Quotidienne : Y-a-t-il un réel exode parisien vers le vert et la mer ou est-ce une rumeur plutôt qu’une réalité ?

Nicolas Gay : Même si certains ont passé le cap, cela reste assez marginal. L'envie d’acheter un bien éloigné de son entreprise est une chose, il faut aussi que l'organisation du travail le permette. Avec l'augmentation du home office, certaines entreprises vont être plus ouvertes à cette nouvelle organisation ; dans ce cas-là, les banlieues parisienne avec le grand Paris pourraient connaître une nouvelle population. 

La Quotidienne : Quelles sont les conséquences sur les prix de l’immobilier ? Selon vous, cette tendance va-t-elle durer ? 

Nicolas Gay : A date, nous ne constatons aucune baisse de prix que ce soit sur Paris (qui est marché unique), sur l'Ile-de-France ou encore sur les principales villes françaises.

La confiance étant toujours présente, ajoutée à des taux relativement bas qui devraient se maintenir, il n'y pas de raison qu'il y ait une baisse de prix dans les prochains mois (sous condition de l'absence d'une nouvelle vague qui remettrait à mal l'activité économique).

Toutefois, certaines villes sont plus à risque. Toulouse, par exemple, pourrait être touchée de plein fouet en raison de son économie basée sur l’aéronautique, secteur mis à mal par la crise sanitaire. 

Propos recueillis par Angeline DOUDOUX

Nicolas GAY, président de l’agence immobilière en ligne WELMO



© Editions Francis Lefebvre - La Quotidienne

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