icone de recherche
logo
Accueil/ Actualités - La Quotidienne/ Fiscal/ Plus-values immobilières des particuliers

Seul le conjoint séparé qui vit dans la résidence principale au jour de la cession est exonéré

La condition de résidence principale au jour de la cession s’apprécie pour chaque cédant, de sorte que seul le conjoint séparé qui y réside est exonéré, sur la fraction de plus-value qui lui revient.

CE 15-12-2025 n° 496235


quoti-20260227-fiscal.jpg

©Gettyimages

La plus-value réalisée sur la vente d’un immeuble qui constitue la résidence principale du cédant au jour de la cession est exonérée d’impôt (CGI art. 150 U, II-1o).

Le Conseil d’État précise qu’en cas de pluralité de cédants le respect de cette condition s’apprécie pour chacun d’entre eux, et l’exonération ne porte que sur la fraction de plus-value revenant à celui ou ceux des cédants dont le bien constitue la résidence principale au jour de la cession, sans qu’y fasse obstacle la circonstance que les cédants soient soumis à la règle de l’imposition commune.

A noter :

La décision suit la lettre de l’article 150 U du CGI.

La doctrine administrative prévoit une règle plus favorable dans cette situation, admettant que, lorsque l’immeuble cédé ne constitue plus, à la date de la cession, la résidence principale du contribuable, ce dernier puisse néanmoins bénéficier de l’exonération dès lors que le logement a été occupé par son ex-conjoint, partenaire de Pacs ou concubin jusqu’à sa mise en vente (BOI-RFPI-PVI-10-40-10 nos 250 et 260).

La rapporteure publique, Céline Guibé, reconnaît d’ailleurs que la solution aurait été inverse si le juge avait retenu l’opposabilité de cette doctrine. Mais le contribuable invoquait à tort une doctrine rapportée car antérieure à la publication initiale de la base Bofip.

© Editions Francis Lefebvre - La Quotidienne