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Dot. dédie une exposition au Legal Design : une première !

Le jeudi 13 septembre, en pleine Design Week parisienne, se tiendra la première exposition de Legal Design. Marie Potel, fondatrice du bureau parisien de l’agence finlandaise Dot., organisatrice de l’événement, nous en livre en avant-première le déroulé.


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La Quotidienne. A qui s’adresse cette première exposition et quelle est sa vocation ?

Marie Potel. Cette exposition s’adresse essentiellement aux directions juridiques et aux cabinets d’avocats.

Le Legal Design est une discipline nouvelle, mais aussi une sorte de « buzzword » qui peut être utilisé ou interprété de diverses façons. Nous avons eu envie de donner à voir les contrats, solutions et processus juridiques que nous avons designés selon l’approche que nous défendons : simple, jamais simpliste.

Il s’agit aussi de proposer une « expérience du droit » satisfaisante à travers une exposition immersive, où chacun pourra tester des outils.

La Quotidienne. Pouvez-vous nous décrire le programme de la soirée ?

Marie Potel. L’exposition s’inscrit dans le cadre de Paris Design Week, et nous avons la chance qu’Albert Angel, designer et co-fondateur de Kwerk (lieu de l’exposition et des bureaux de Dot.) lance l’événement. Il partagera avec les invités sa vision du design, et du Design Thinking (NDLR : méthode de conception globale de produits ou services innovants, centrée sur l’utilisateur).

L’équipe de Dot. évoquera brièvement son parcours de Legal Design : comment un avocat expérimenté, managing partner, intègre le design dans sa pratique ? Comment et pourquoi un designer s’intéresse au droit et quel peut être son apport dans ce domaine ?

Les invités pourront ensuite s’immerger dans 6 projets très différents : du design des données personnelles à celui de la compliance, en passant par des contrats d’influenceur, notamment, et une belle surprise, un projet pro bono qui nous tient particulièrement à cœur et que nous ne dévoilerons pas avant le jour J !

La Quotidienne. Le Legal Design se veut innovant et collaboratif. A quels besoins répond-il ?

Marie Potel. D’abord à l’usage moderne de l’information : post-révolution digitale, nous n’admettons plus que certains contenus demeurent obscurs, hermétiques. Le Legal Design répond au fort besoin de clarté, de transparence et d’accessibilité.

Ensuite au rythme de l’activité économique : nous vivons un temps de millisecondes, dans lequel on ne peut plus passer 6 mois à négocier un contrat commercial. Le design d’une nouvelle forme contractuelle, « digital native », permet de gagner un temps précieux et de la fluidité.

Précision importante, dans certains domaines – comme la protection des données personnelles ou le droit de la consommation –, la clarté et l’accessibilité des termes juridiques peuvent être une condition de validité du document concerné.

Plus largement, le Legal Design fait écho au besoin de centrage sur l’utilisateur qui s’est imposé dans tous les domaines. L’utilisateur-le citoyen, a été le grand absent de l’équation juridique ces dernières décennies. C’est en train de changer.

La Quotidienne. Cette pratique est d’usage depuis des années dans d’autres pays européens ou encore aux Etats-Unis. Pourquoi a-t-elle tardé à s’imposer en France ?

Marie Potel. Cette pratique demeure assez récente dans la plupart des pays. Les pays nordiques ont pris de l’avance notamment grâce à une forte culture du design et du Design Thinking : l’application du mode de pensée des designers à divers types de services est perçue comme parfaitement naturelle, et le droit n’est qu’un secteur parmi d’autres où le Design Thinking a fait la preuve de son efficacité – mesurable ces 10 dernières années notamment.

Il se peut que la perception du design en France soit plus floue, teintée de snobisme, ou encore réduite à une simple dimension esthétique. Alors que, dès la révolution industrielle, le design a été une méthode de résolution de problèmes : à l’origine, il s’agissait de résoudre les problèmes de qualité dus à l’industrialisation.

La Quotidienne. Inscrire le Legal Design dans la stratégie d’une entreprise ou d’un cabinet implique et opère quelle nature de changements qu’il s’agisse de l’organisation des services ou de la pratique quotidienne des juristes ?

Marie Potel. C’est avant tout un état d’esprit de curiosité, d’exploration et d’itération.

Le changement principal réside moins dans l’organisation que dans le centrage utilisateur : partir des besoins et contraintes de ceux qui vont appliquer le droit en entreprise. Cela ne coûte rien, si ce n’est l’attention que l’on veut bien y apporter.

Un autre changement réside dans la cocréation avec les clients. C’est l’un des bénéfices du Legal Design : la dimension collaborative révèle la direction juridique en tant que facilitateur côté client et, côté collaborateurs, elle contribue à la rétention des talents.

Propos recueillis par Audrey TABUTEAU

Exposition de Legal Design

13 septembre 2018, 19 H

Kwerk

29-31 rue de Courcelles

75008 PARIS

Inscription : marie@dot.legal



Marie Potel, fondatrice du bureau parisien de l’agence finlandaise Dot., désormais CEO d'amurabi

© Editions Francis Lefebvre - La Quotidienne

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