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Immobilier ancien : un marché 2015 en demi-teinte constatent les notaires

Alors que le nombre de transactions immobilières progresse, les prix dans l’ancien reculent légèrement en 2015. Les notaires de France l'ont indiqué lors de leur conférence de presse immobilière nationale.

Communiqué de presse des notaires de France, 8 déc. 2015


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« Une année en demi-teinte sur le marché immobilier ancien » a résumé Philippe Durand, notaire à Gardanne (13) et membre du bureau du Conseil supérieur du notariat, lors de la conférence de presse immobilière nationale des notaires qui a eu lieu à Paris le 8 décembre 2015. Avec des taux d’intérêt toujours bas, les volumes de ventes d’appartements et de maisons dans l’ancien sont en hausse par rapport à 2014 à l’échelle nationale (+ 4,2 %) mais restent encore bien inférieurs aux niveaux constatés sur la période 1999-2007 (- 6,2 %). Les prix, eux, reculent légèrement : - 1,7 % en France, - 1,3 % en Ile-de-France, - 2,1 % en province.

A fin septembre, 753 000 transactions ont été enregistrées par les notaires. Une reprise des volumes de ventes a été observée à partir du mois de juin en province, dès mars-avril à Paris. « Il n’y a pas eu de tassement à l’automne, ce qui laisse présager une hausse de 5 à 6 % des transactions sur 2015 » a relevé Thierry Thomas, notaire à Rézé (44) et président de l’Institut notarial de droit immobilier.

La dynamique des grandes villes de province

Les notaires observent que les ventes croissent particulièrement dans le Nord et la Gironde (+ 18 %), les Alpes-Maritimes (+ 17 %) et le Calvados (+ 20 %). Des progressions liées « à la dynamique des grandes villes de province », précise Thierry Thomas. La Savoie ou les Haut et Bas-Rhin enregistrent une baisse des transactions sur 2015 (de - 2 à - 4 %). Cette situation inquiète. « On voit des communes importantes devenir moyennes. Les ventes reculent. On mise sur l’urbanisation massive et parallèlement le reste du territoire est oublié », ajoute le notaire.

En dehors de la capitale, Bordeaux, Lyon, Lille et Nice sont les villes où les prix de l'immobilier ancien ont le plus augmenté en 10 ans. « De 2005 à 2015, le prix des appartements anciens a grimpé d’au moins 20 % dans six villes françaises de plus de 150 000 habitants, à savoir les 4 précédentes, Strasbourg et Toulouse », a souligné Thierry Thomas.A l’inverse, les prix ont baissé sur la période à St Etienne et à Toulon tandis qu’ils sont demeurés stables à Grenoble, Angers et Reims. Le prix des maisons anciennes a augmenté de 20 à 30 % à Lyon, Nice, Nantes, Marseille, Bordeaux et Lille.

Si de juillet à septembre 2015 les prix ont légèrement progressé (+ 0,5 % en France, + 1 % en Ile-de-France, + 0,4 % en province), cette hausse s’explique mécaniquement par une baisse des stocks de biens à vendre. « Il ne faut surtout pas penser que les prix vont flamber dans les mois à venir », analyse Thierry Thomas.

Les notaires font des propositions pour fluidifier le marché

Pour les notaires, la décision de la plupart des collectivités locales de relever de 3,8 % à 4,5 % les droits de mutation sur les transactions immobilières pourrait ralentir le marché. « Seuls le Morbihan, la Mayenne, l’Isère, l’Indre et la Martinique n’ont pas relevé leurs droits de mutation, comme le gouvernement en a donné la possibilité aux départements », a précisé le notaire de Rézé.

Parmi les propositions que les notaires font aux pouvoirs publics fluidifier le marché : réduire voire supprimer les droits de mutation pour la catégorie des primo-accédants par exemple, ou réduire les prélèvements sociaux sur les plus-values réalisées lors de la vente d’un bien détenu depuis moins de 30 ans.

© Editions Francis Lefebvre - La Quotidienne