Les frais supplémentaires de repas exposés régulièrement sur les lieux d'exercice de leur activité professionnelle par les titulaires de bénéfices industriels et commerciaux et de bénéfices non commerciaux sont déductibles du résultat lorsque la distance entre ce lieu et le domicile fait obstacle à ce que le repas soit pris à domicile et à condition que ces dépenses soient nécessitées par l'exercice de la profession, justifiées et d'un montant raisonnable.
Dans le cadre de la mise à jour de sa base Bofip en date du 18 février 2026, l'administration vient de préciser les seuils applicables pour 2026 (BOI-BNC-BASE-40-60-60 nos 130 et 170, auquel renvoie le BOI-BIC-CHG-10-10-10 n° 80).
Le montant déductible des frais supplémentaires de repas correspond à la différence existant entre :
le montant forfaitaire représentatif de la valeur du repas pris au domicile, fixé en valeur absolue et revalorisé au 1er janvier de chaque année conformément au taux prévisionnel d'évolution des prix à la consommation hors tabac. Pour 2026, le prix du repas pris à domicile est fixé forfaitairement à 5,50 € toutes taxes comprises ;
et la limite d'exonération des indemnités pour frais de repas retenue lorsqu'un salarié est en déplacement professionnel et empêché de regagner sa résidence ou le lieu habituel de son travail, limite au-delà de laquelle la dépense est considérée comme excessive. Pour 2026, cette limite est fixée à 21,40 € toutes taxes comprises.
Ainsi, pour l'année 2026, la fraction des frais supplémentaires de repas admise en déduction est limitée à 15,90 €.






