Tout indivisaire qui engage des dépenses de conservation sur un bien indivis est créancier à l'égard de l'indivision d'une indemnité égale à la plus forte des deux sommes que représentent la dépense qu’il a faite et le profit subsistant (C. civ. art. 815-13, al. 1). Le paiement des mensualités de l'emprunt souscrit pour l'acquisition d’un bien indivis constitue une dépense de conservation (Cass. 1e civ. 20-1-2010 n° 08-19.739 F-D : BPAT 2/10 inf. 117 ; Cass. 1e civ. 15-1-2025 n° 23-10.887 F-D : SNH 14/25 inf. 11). Ainsi, une fille ayant acheté un bien en indivision avec son père et remboursé le capital de l’emprunt pour financer la part indivise de ce dernier, entre-temps décédé, peut prétendre à une créance envers l’indivision successorale. Celle-ci doit être calculée selon le profit subsistant déterminé selon les règles de l’indivision précitées et non, comme l’a jugé à tort une cour d’appel, selon les règles prévues pour les récompenses (C. civ. art. 1469), valables seulement entre époux mariés en communauté…






